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Ce que dit la science de la reconnaissance au travail.

L'avis de l'Experte : Justine Massu, Dr en Psychologie du Travail

· Reconnaissance

Concrètement, qu’est-ce que la reconnaissance ?

Alors pour les chercheurs, la reconnaissance c’est considéré comme un acte constructif d’appréciation de la contribution d’une personne. Donc ça peut être aussi bien sur le plan professionnel en termes de pratique de travail que sur le plan personnel en termes d’investissement.

 

La reconnaissance devrait être aujourd’hui formelle et informelle dans l’organisation et sur une base régulière.

 

Et la reconnaissance c’est un des points clefs, des points de voute, des organisations apprenantes. Elle permet aux personnes d’être plus conscientes de ce qu’elles valent et de leurs forces, et de pouvoir justement aussi se focaliser sur leurs points à développer.

Existe-t-il différents types de reconnaissance ?

Dans la recherche on en dénombre 4 : la première c’est la reconnaissance individuelle, personnelle donc c’est le fait de considérer l’individu comme une entité dans son organisation.

La deuxième c’est la reconnaissance des pratiques de travail, ses compétences, ce qu’il est capable de faire.

Ensuite il y a la reconnaissance du dévouement au travail, donc là c’est les efforts et la motivation qu’il fournit.

Et enfin la reconnaissance des résultats, c’est peut-être sur celle-ci aujourd’hui que l’entreprise se focalise le plus.

Pourtant ces 4 formes de reconnaissance sont complémentaires et elles répondent à des besoins individuels différents.

D’où vient la reconnaissance ?

Alors la reconnaissance, elle peut découler d’un jugement, donc on va évaluer la personne.

Et ce jugement, aujourd’hui on dénombre deux types de formes de jugement différents :

  • La première forme c’est ce que l’on appelle un jugement de prestation. Et souvent, cette forme de jugement est mise par les managers, les clients, les subalternes. Et en fait, elle traite des aspects, des avantages sociaux, économiques du travail de l’employé.
  • Et ensuite il y a une autre forme, c’est ce que l’on appelle le jugement de beauté qui la, va beaucoup plus se focaliser sur le processus de travail, sur les pratiques de travail, sur la motivation au travail. Et cette forme-là est principalement exprimée par les pairs puisque ce sont les pairs qui sont présents au quotidien et qui travaillent main dans la main avec le collaborateur.

Donc du coup, c’est une autre forme et c’est une forme qui permet notamment pour le salarié de sentir qu’il fait partie d’une communauté, qu’il appartient à une équipe qui le reconnait pour ses capacités.

Le lien avec Kiff ?

Alors Kiff c’est un outil de reconnaissance entre collaborateurs, donc du coup, ça permet de diversifier les sources de reconnaissance. On ne sera plus reconnu seulement par notre manager mais par tout le monde et ça permet aussi de diversifier les objets sur lesquels on est reconnu. C’est moins sur les résultats que sur nos pratiques de travail au quotidien, sur nos soft skills, notre capacité à aider les autres et notre capacité à travailler en équipe.

Pour les dirigeants je pense que ça permet aussi une appréciation des forces et des compétences de chacun de nos collaborateurs qui soient plus diversifiées, donc plus fiables.

Et enfin lorsque l’on a, ça arrive, un manager qui est peu capable de nous reconnaitre, parce que timide, parce que c’est pas ce qu’il préfère faire, ça permet aussi d’améliorer l’auto efficacité de chacun des collaborateurs, puisqu’il peut enfin être reconnu par d’autres membres de l’entreprise, donc se sentir en fait plus compétent.

Quels sont les bénéfices de la reconnaissance dans l’entreprise ?

Pour l’entreprise il y a déjà la rétention, la performance des salariés pour l’organisation.

Ensuite on a de la motivation au travail, plus de satisfaction, un meilleur soutien organisationnel perçu. Donc on va percevoir que notre entreprise en fait, nous soutient dans notre travail.

 

Et ce qui est intéressant c’est que, pour la personne aussi qui reconnait l’autre, on trouve des avantages. Notamment on a tendance à plus lui faire confiance et à penser qu’il est plus cohésif pour l’entreprise.

Reconnaissance monétaire : que dit la recherche ?

Quand on se focalise sur la reconnaissance et le lien avec l’aspect financier, des études ont montrées que la reconnaissance monétaire était liée à la performance parce qu’en fait elle permet aux salariés de se focaliser sur des aspects bien précis de leur travail.

Donc, si par exemple on reconnait les soft skills, le fait en fait, qu’il y ait une reconnaissance monétaire de ces aspects-là, de ces compétences-là, va permettre au salarié de se focaliser enfin sur des aspects qui ne sont peut-être pas encore importants pour eux dans leur travail et donc améliorer la performance ensuite de façon générale.

Sur l’aspect monétaire, on s’est aussi posé la question justement de savoir s’il fallait ou non. Si la reconnaissance en soi était déjà quelque chose d’assez important. On a fait passer une enquête et 80% des participants nous on dit qu’ils préféraient que la reconnaissance, donc les Kiffs, soient accompagnés d’aspects justement financiers. Donc ça pouvait être de l’argent directement, mais aussi des dons à des associations ou des cours de développement professionnel et personnel.

Et ces aspects-là, on leur a demandé en quoi l’aspect monétaire allait changer leur utilisation. Et ils pensaient que d’un, ils seraient plus précis dans la façon de reconnaître les personnes, donc ils accorderaient plus d’importance à cette reconnaissance formelle. Et ensuite que cela pouvait justement montrer que la direction était impliquée dans l’outil, donc ce n’était pas encore un outil de qualité de vie au travail en plus, mais qu’il y avait vraiment une valeur significative dans cette utilisation de l’outil et que cela permettait une vraie reconnaissance par les pairs qui allait peut-être permettre d’horizontaliser, on va dire, l’entreprise.

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