Management
22 septembre 2020 3

Comment développer l’innovation en entreprise ?

#Innovation#Leadership#Soft skills

Dans un monde où les besoins des clients et collaborateurs évoluent en permanence, il est essentiel pour les entreprises de développer leur capacité à innover rapidement, pour rester compétitives et performantes. 

Dans leur livre « La confiance créative », Tom et David Kelley nous expliquent que l’innovation doit être l’affaire de tous, et qu’il est essentiel de constituer un réseau créatif au sein de l’organisation puisque « nos meilleures idées naissent de la collaboration ».

Comment favoriser l’innovation en interne ? Quelles idées pour impliquer et motiver chaque salarié à se sentir acteur et moteur de la réussite de l’entreprise ? Nous vous proposons quelques pistes ci-dessous.

Pratiquer les méthodes et développer les compétences clés de l’innovation

Une première piste pour le manager est d’agir en leader de l’innovation en libérant la parole, en encourageant les initiatives de son équipe et en développant lui-même certaines compétences clés.

Dans son livre “Gène de l’innovateur”, l’économiste Clayton Christensen a déterminé les soft skills indispensables au bon leader d’innovation. En effet, pour favoriser la collaboration et créer un climat de confiance créative, il est essentiel que le manager : 

  • ose se remettre en question en développant sa capacité “d’ouverture” aux autres ;
  • observe et laisse les autres agir pour laisser émerger l’innovation ;
  • crée des connexions intelligentes pour disposer des ressources compétentes ; 
  • expérimente, et accepte la “non perfection”. 

Des méthodes de travail permettent aussi de favoriser l’innovation dans son équipe, c’est le cas du Design Thinking. Cette approche permet de faire appel à l’intelligence collective en rassemblant autour d’un projet, des collaborateurs de l’entreprise aux compétences diverses. 

Quelles bonnes pratiques pour développer l’innovation ? Proposer des formations au Design Thinking à tous ses salariés pour permettre de faire émerger des bonnes idées dans toutes les équipes, et pas seulement celles spécialisées en innovation. A travers les Hackathons par exemple.

Cependant les ateliers et brainstormings peuvent aussi être décevants. La peur de l’échec et du jugement des autres ou la volonté de se fondre dans la masse, appauvrissent les propositions. Le rôle du manager est donc de créer un environnement qui permette à ses équipes d’oser proposer des idées nouvelles.

Donner aux collaborateurs “le droit d’échouer”

A l’école, quand un lourd silence envahissait la salle de classe après une question posée, on nous répétait qu’il n’y avait pas de réponses idiotes. (ça date… mais pas tant que ça).

En entreprise, l’empathie et le droit à l’erreur sont tout aussi importants. En effet, pour libérer la parole et convaincre les collaborateurs de participer aux initiatives, les employés doivent sentir qu’ils ont le droit de se tromper.  

D’ailleurs, et d’après Tom et David Kelley « voici la formule mathématique d’innovation la plus surprenante et la plus irréfutable de l’innovation : si vous voulez réussir, soyez prêt à accepter davantage les échecs. »  Ce qui rejoint la pensée de Paolo Coelho, puisqu’il dit que “la seule chose qui puisse empêcher un rêve d’aboutir, c’est la peur d’échouer.” 

Il est donc essentiel que le manager encourage les collaborateurs qui agissent comme des entrepreneurs, en admettant et en apprenant des erreurs commises, et ainsi, éviter que ceux ci ne se braquent et n’osent plus proposer leurs idées. Randy Komisar, un investisseur en capital-risque, appelle ça “l’échec constructif”

Quelles bonnes pratiques pour favoriser le droit d’échouer ? En organisant par exemple une “fête de la défaite”, durant laquelle sont évoqués les échecs de manière à “tourner collectivement la page” et apprendre de ses erreurs. L’échec étant une véritable opportunité d’amélioration, cette cérémonie est une occasion pour les parties prenantes de prendre la parole, de chercher les causes de l’échec, et de surtout, le dédramatiser. 

Autre exemple, d’autres entreprises comme April ou RTE ont lancé Cocoworker pour reconnaître les initiatives audacieuses de façon participative. Ce type de dispositif permet d’encourager la prise de risque en la valorisant et de dédramatiser les échecs. etc