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Comprendre le rôle et le potentiel des Open Badges en Entreprise

21/03/2019

Retour sur la présentation de Serge Ravet pour le #BreakFirst 3

Ce jeudi 21 Mars se déroulait notre troisième édition de #BreakFirst, série de petits-déjeuners dont la vocation est d’entreprendre une nouvelle culture managériale à travers les témoignages de pionniers.

Pour traiter la problématique du « Rôle et du potentiel des Open Badges en entreprise », nous avons eu le grand plaisir de recevoir Serge Ravet, expert et précurseur du mouvement des Open Badges en Europe.

En attendant la vidéo de son intervention passionnante, nous vous proposons ici d’en découvrir quelques points clés !

 

Quand les savoirs de chacun sont invisibles.

70% des apprentissages des salariés sont informels ! En comptant 20% de savoirs liés à des coaching ou du mentorat, il ne reste que 10% d’apprentissage formel et actif. Ce dernier est reconnu par des diplômes, des certificats, etc. L’apprentissage informel demeure lui, dans la majorité des cas, invisible. Il n’est donc pas pris en compte, et ainsi 40% des personnes estiment avoir plus de compétences que ce que ne leur demande leur emploi !

​Les Open Badges pour plus de reconnaissance.

Mais comment prendre en compte la partie immergée de l’Iceberg ? C’est ici qu’interviennent les Open Badges. Ces emblèmes numériques ouverts, portables et vérifiables vont valoriser les compétences issues de cet apprentissage, comme le ferait un diplôme. C’est une sorte d’écosystème de reconnaissance ouverte, qui va rendre visibles et actionnables les reconnaissances informelles. Et ce, même de façon collective (badges collectifs, badges d’équipes).

La reconnaissance par l’Open Badge se base grandement sur la confiance : un émetteur propose un badge et signifie sa confiance et sa reconnaissance à un récepteur. Le récepteur peut aussi revendiquer un badge en demandant sa création à quelqu’un (l’émetteur).

Une communauté

Pour attribuer un badge à une personne, on peut mettre en place un processus dans lequel la personne commence par faire une demande de badge, reçoit un formulaire qui demande certaines informations et les preuves requises, puis la demande est envoyée à x personnes ayant déjà le même badge ou un badge leur donnant le droit de valider une demande pour ce badge. On crée donc une forme de communauté du badge.

Une communauté autogérée qui délivre en autonomie des badges à ses membres pour reconnaître leur engagement, leurs contributions ou compétences acquises. La validation par les pairs est alors une garantie de la qualité de reconnaissance adressée. On se positionne dans cette communauté à travers ses badges et ceux des autres. On s’inspire de ce qui existe, on partage et on donne de la reconnaissance aux autres : on se développe collectivement. Pour Serge Ravet, c’est « faire de chacun les curateurs de nos compétences ».

Un développement personnel et professionnel

La reconnaissance est ici un agent qui motive à être acteur de son développement : on peut créer son propre projet et parcours avec les « badges de ses rêves » ! Autrement dit, on crée un badge pour fixer ses objectifs… et définir son propre parcours de badges pour l’atteindre ! C’est un outil motivationnel puissant, qui peut agir sur de nombreux leviers, comme par exemple sur la thématique de la recherche d’identité. Être perçu pour ce que l’on veut être, ce que l’on veut faire. Par ailleurs, un badge n’est pas fixé dans le temps : il est flexible, adaptable, on peut l’enrichir et le faire évoluer au fil du temps.

Et alors, ça marche ?

​Le cas d’IBM est très instructif pour dessiner les contours de l’immense potentiel des Open Badges. Avec les badges, ils ont mis en place des chemins d’apprentissages pour permettre à chacun de monter en compétences, de faire évoluer sa carrière grâce à son profil de badges, réalisé un partenariat avec l’Université de Northeastern (Boston) pour transformer certains badges en crédits académiques… Dans sa présentation, Serge s’appuie sur la citation suivante : « The credentials I received, which is only available to IBM Business Partner employees, provides an easy way for my clients to authentificate my skills and capabilites« . Une économie de la confiance.

Chez Cocoworker, nous sommes convaincus de l’efficacité et de l’intérêt de ce système innovant. Nous l’implémentons actuellement, afin d’enrichir et de compléter notre solution de reconnaissance Kiff : notre dispositif d’open-badges permet en effet de communiquer les compétences comportementales encouragées dans l’entreprise, et d’inciter les salariés à devenir acteurs de leur développement personnel.

Retrouvez l’ensemble de l’intervention de Serge en vidéo la semaine prochaine !

Un grand merci à Serge Ravet, et à votre participation dynamique à ce 3ème #BreakFirst !

Chloé de Cocoworker