Bien être au travail
19 mai 2021 10

Les 6 étapes pour remonter le moral de ses collaborateurs

#Reconnaissance

Les 6 étapes pour remonter le moral de ses collaborateurs

Comment remonter le moral des équipes ? Comment faire pour que ses collaborateurs restent motivés, comment rester motivé en période de Covid, comment rester positif malgré une crise, comment garder le moral ? Comment lutter contre une baisse de moral ? … Autant de questions auxquelles tous les dirigeants et managers sont au moins une fois confrontés.

Chez
Cocoworker, nous améliorons la qualité des relations humaines au travail car nos relations ont un impact déterminant sur le moral de chacun. C’est pourquoi il nous paraît important de vous partager nos bonnes pratiques et notre vision sur la meilleure manière de remonter le moral de vos équipes.

Cet article fait référence à l’Insight que nous avons organisé le 22 Février 2021 en présence de Faustine Duriez, fondatrice de Cocoworker, et Thierry Paulmier,  Expert en intelligence émotionnelle. 

Sommaire


1 : Repérer les signaux faibles

Depuis le début de la crise sanitaire, de nombreux changements ont eu lieu et des inquiétudes ont pu s’installer au sein de vos équipes. La pandémie a par exemple entraîné chez certaines personnes une peur des déplacements, de prendre le métro, de se retrouver dans des espaces confinés etc.. Ces préoccupations et craintes ont pu avoir un impact sur le moral de vos collaborateurs et générer des émotions négatives très fortes comme la peur, l’envie, la jalousie, la honte, et la culpabilité. Ces émotions peuvent entraîner les individus dans des états de tristesse, de dépression, de colère, voire d’agressivité.  

Évidemment le moral est quelque chose de très personnel, il est propre à chaque individu et le niveau moral peut varier selon nos environnements, nos aspirations et nos sensibilités. Mais le manager a tout de même un rôle à jouer et la découverte de ces étapes peut l’aider à agir positivement pour remonter le moral de ses collaborateurs.

Dans un premier temps, le rôle du manager est de repérer lorsqu’une ou plusieurs personnes de son équipe a perdu le moral. Plusieurs signaux peuvent indiquer que son équipe a le moral en baisse : on les appelle des signaux faibles. Cela se détecte au regard, à l’expression du visage, aux attitudes, et à l’énergie qu’une personne dégage. 

2 : Etablir le bon diagnostic en comprenant l’origine et la nature de la baisse de moral

Une fois les signaux faibles identifiés, le manager doit essayer de comprendre et d’identifier les facteurs à l’origine de cette baisse de moral et les émotions négatives ressenties afin de pouvoir poser un diagnostic et savoir comment agir efficacement pour améliorer leur état d’esprit. 

Le moral d’une équipe peut être affecté par plusieurs types de facteurs : il peut s’agir de circonstances personnelles (événements dans la vie privée) ou collectives (un départ dans l’équipe, un moment difficile pour l’entreprise qui va générer du stress au niveau collectif).

3 : Écouter pour soulager

Une fois le diagnostic posé, le manager doit faire preuve d’écoute et d’empathie pour créer un soulagement des sentiments de honte et de culpabilité éprouvés auprès de ses collaborateurs. En effet, ces émotions inhibent la parole et empêchent les individus de s’exprimer et de dire les choses. Pour cela, le manager doit aller voir et passer du temps avec chaque personne pour apprécier les expressions faciales, les attitudes, les intonations, sonder la satisfaction au travail, et les relations, et observer à quels moments les signaux négatifs apparaissent. 

4 : Sonder les 5 vecteurs de bien-être au travail  

Si le manager perçoit ces signaux faibles, et qu’ils ne sont pas personnels, il peut donc agir dessus. Il peut alors s’appuyer sur les 5 vecteurs de bien-être et de souffrance au travail qui sont à la source du bien-être, de la motivation et de la performance de chacun. 

Notre rapport au travail est en effet médiatisé par cinq vecteurs de bien-être et de souffrance au travail : 

  • Le contenu du travail, c’est à dire les missions du collaborateur. Elles doivent être variées, créatives et complexes pour lui permettre de s’accomplir dans ses tâches. Cet accomplissement au travail crée des émotions positives chez les individus et leur procure de la bonne humeur et un bon moral.
  • Les  relations au travail : il s’agit de la qualité de la relation avec son manager, ses pairs, ses collègues ou ses subordonnés. Durant la pandémie, la plupart d’entre nous se sont retrouvés isolés de leurs relations professionnelles, ce qui a créé un manque de contact réel entre eux et a engendré des émotions négatives. 
  •  Le lieu du travail : Plus un individu se sentira bien dans son environnement professionnel, plus il sera épanoui et cultivera des émotions positives. Nous avons pu le voir avec la généralisation  du télétravail, de nombreux collaborateurs ont rencontré des difficultés à rester productifs dans un cadre de travail différent. 
  • Les outils de travail : ils sont essentiels pour que les collaborateurs travaillent efficacement
  • La rémunération peut également être un facteur positif ou négatif pour le moral. En effet le moral de certains individus peut être atteint suite à une rémunération qui n’est pas à la hauteur de leurs attentes. Par exemple, une personne qui n’a pas eu de prime alors qu’elle estimait en avoir une en fin d’année aura un moral qui va se détériorer. 

Le manager doit ainsi trouver ce qui motive ses collaborateurs pour ensuite leur proposer des alternatives et identifier s’ils sont plutôt sensibles au contenu du travail, au cadre de travail ou encore aux outils mis à disposition. Offrir de meilleurs outils, un meilleur cadre de travail peut remonter le moral et améliorer la qualité de vie des salariés, toutefois chaque individu peut avoir des sensibilités différentes. Le manager doit donc tenter de comprendre quels sont ceux qui sont les plus importants pour chaque personne et essayer de voir comment il peut les renforcer. 

5 : Agir sur les 2 principaux vecteurs de bien-être au travail

Parmi ces cinq vecteurs, il en existe deux sur lesquels il peut être sûr d’agir sur le moral de ses collaborateurs : le contenu du travail et les relations. Il peut par exemple agir sur le contenu du travail en donnant plus de responsabilités, de challenges, en positionnant son équipe en force de proposition plutôt qu’en phase d’exécution. Ces démarches sont valorisantes pour les collaborateurs et peuvent être perçues comme un don ou une marque de confiance qui pourront créer de la gratitude et redonner le moral aux individus. 

Les relations au travail sont essentielles au sein de l’environnement professionnel car les salariés recherchent de l’interaction et une bonne ambiance au travail. La dimension sociale est en effet un enjeu majeur : l’individu a besoin de collaborer et d’interagir avec ses pairs, cela permet de créer des émotions positives et de la joie. Et la relation du manager envers ses collaborateurs est le premier levier pour remonter le moral de ses équipes. S’entretenir individuellement puis collectivement permet de créer une ambiance festive et plus optimiste. Néanmoins, l’entretien de groupe ne suffira pas à traiter la spécificité de chacun car nous vivons tous quelque chose de différent. Il faut ainsi préconiser des entretiens individuels pour laisser la liberté aux personnes de s’exprimer.  Il s’agit de moments privilégiés où la parole peut se libérer facilement. Et lorsqu’une personne est en état de détresse, le manager peut envoyer des paroles valorisantes, en faisant preuve d’écoute, de bienveillance, d’attention et de compassion. Ces paroles de soutien, de remerciements appuyés, de compliments, de gratitude et d’admiration influent énormément sur le moral. Elles vont redonner à l’individu de l’espoir et il verra ainsi sa vie professionnelle sous un autre angle.  

Ces deux vecteurs sont d’autant plus intéressants à connaître quand le manager n’a pas la possibilité d’agir sur les 3 autres vecteurs. Si l’on prend par exemple une personne dont la motivation principale est la rémunération, c’est-à-dire qui n’est pas vraiment intéressée par le travail, mais par la récompense qui est une motivation extrinsèque. Cette personne accorde donc plus d’importance à la rémunération du travail qu’à l’accomplissement de ses tâches. Et pour pouvoir lui remonter le moral, l’objectif sera de réussir à lui faire prendre conscience de sa contribution, de la qualité du travail qu’elle réalise et de réveiller son esprit artisan par des compliments. Tout cela passe par une valorisation de son travail pour faire évoluer son état d’esprit. On peut aussi réveiller l’esprit volontaire d’une personne à l’état d’esprit mercenaire pour qu’il se rende compte de son utilité et de sa production de qualité.  Pour aller plus loin, nous vous invitons à relire notre article “ Comment motiver par les émotions ?” reprenant les 3 grands types d’états d’esprit au travail: les mercenaires, les artisans et les volontaires.

6 : S’outiller pour prévenir les baisses de moral 

Des outils comme Cocoworker permettent aux managers d’agir sur la dimension relationnelle du bien-être des collaborateurs. Déjà en prévenant l’isolement et des comportements nouveaux : la solution présente en effet les dynamiques relationnelles dans les équipes grâce à une cartographie qui permet de se rendre compte par exemple si une personne qui partageait beaucoup de paroles valorisantes a cessé de le faire ou commence à s’isoler. Cocoworker apporte également du contenu sur le management par les émotions permettant aux managers d’être capables d’identifier les émotions négatives afin d’apporter les meilleures réponses. Les leviers d’actions offerts par la solution sont le partage de remerciements, de réconfort, de soutien, et de compliments de façon régulière. Ces paroles valorisantes sont des grandes sources d’optimisme et de confiance en soi et de manière indirecte, elles redonnent le moral. 

Comme vous l’aurez compris, l’admiration et la gratitude sont des émotions qui redonnent le moral et l’espoir aux individus. Toutes ces paroles valorisantes, les encouragements, les compliments, les remerciements et les excuses sont des dons qui vont nous créer une émotion de gratitude et de joie. La gratitude correspond à toutes les formes de dons que l’on reçoit et cela crée une énergie positive et un état de bonne humeur chez les collaborateurs. A activer sans modération pour remonter le moral de ses équipes !